Forum des Associations 9/09 à St Brice

Nous serons présents au Forum des Associations de St Brice le Dimanche 9/09 comme chaque année. Ce sera l’occasion de nous retrouver et de rencontrer le public toujours plus curieux de découvrir la richesse associative de notre ville.

Parmi les associations d’arts martiaux de St Brice, nous nous positionnons résolument dans la tradition du Japon dont l’esthétique vise à la vigueur et à l’expression simple. Liant spiritualité, comportement correct et loyauté aux maîtres, nos 2 disciplines sont :

Au plaisir de vous rencontrer !

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Hyoho, la Voie martiale

Au lendemain d’un attentat en France, on interpelle mes élèves :

Pourquoi faites-vous des arts martiaux en temps de paix ? Quel besoin avez-vous d’étudier de telles disciplines ?

Ma réponse :

Connaissez-vous ces disciplines pour en parler avec tant de certitudes ? Avez-vous étudié auprès des maîtres ou avez-vous regardé des films ?

L’art que j’étudie et que j’enseigne vise à la paix du plus profond de l’âme humaine, depuis ses lieux de violence intimes, depuis le cœur troublé aspirant à la lumière. L’art de mes maîtres trace le chemin le plus sûr vers un moment de paix, depuis le conflit, depuis la réalité qui constamment s’oppose à nos desseins. L’étudiant avance dans les pas des maîtres avec force, avec courage, avec intelligence et avec gentillesse. Grâce à l’adversité, il est sommé de produire le meilleur de soi et par l’intimité de la lutte il perçoit en l’autre le meilleur de soi.

L’art martial étudie les conditions et les causes de la paix depuis son opposé, le conflit. Parce que le terme est galvaudé et que notre étude est aujourd’hui assimilée à des techniques de contrainte par la violence, voir de soumission, il est temps d’opter pour un nouveau vocabulaire. L’art de nos maîtres doit être maintenant appelé « la Voie martiale ». Nous devons laisser tomber l’ancienne peau « l’art martial ». En cela, nous reprenons l’ajout de Hyoho qui fut accolé à « Niten Ichi Ryu », hyoho signifiant à la fois voie de stratégie et voie de progression spirituelle.

 

Dernières Nouvelles du Dojo, Sept. 2017

La vie du dojo est intense et dépasse souvent ce que l’élève perçoit en cours. Pour enrichir votre expérience de notre école d’arts martiaux, sur une base mensuelle qui évoluera sans doute, je vous enverrai des nouvelles et des liens vers de nouveaux posts ou vers des archives. Inscrivez-vous ! (en bas de post)

Sur les arts martiaux pour les enfants

Enseigner les arts martiaux aux enfants a toujours été pour moi un enjeu essentiel. Lorsque je suis arrivé en France en 1970, quittant le Vietnam embourbé dans une guerre de 30 ans, le dojo a représenté pour moi à la fois un espace de nostalgie où l’on préservait les belles manières d’antan, celles des chevaliers justiciers des épopées annamites qui tissaient mes rêves de leurs prouesses, et, dans le même temps, un aiguisement de mes capacités d’action dans un monde … >>> Lire la suite

Une évolution à partir du maître

L’évolution de Noro Masamichi senseï, une tentative d’analyse 1ère partie

Il est dans la norme que le maître ne soit pas compris par ses élèves. Il est évident que le disciple doit encore parcourir un grand chemin pour saisir l’esprit de son maître. Le public étranger à cet art exotique ne perçoit pas facilement la logique du cheminement de ce maître. D’ailleurs, les pratiquants d’Aïkido eux-mêmes sont perplexes devant cette évolution. Pour ma part, j’ai toujours été tenté par la compréhension. Je crois à l’unité de sa démarche, à la fidélité… >>>Lire la suite

Du peu et de l’essentiel

Extrait d’une série de conférences sur le sabre, art de paix civile et de paix intérieure

Dans le peu qu’on lui donne, l’élève doit chercher le reste car on lui dévoile dès le premier cours l’essentiel. Il n’y a plus alors de place pour la plainte, l’insatisfaction, le retour en magasin. L’élève doit se contenter de peu car ce peu est fait de l’essentiel. Avec sagacité, il peut à ce moment reconnaître… >>>Lire la suite

First creation

Today, I wish to walk the balanced path, the manner which goes beyond boundaries without ever leaving the center. This Uke no Kata is a mile stone in the… >>>Lire la suite

Si vous désirez vous inscrire, remplissez le formulaire qui suit.

 

Qu’étudiez-vous chaque jour ?

Dans le peu qu’on lui donne, l’élève doit chercher le reste car on lui dévoile dès le premier cours l’essentiel. Il n’y a plus alors de place pour la plainte, l’insatisfaction, le retour en magasin. L’élève doit se contenter de peu car ce peu est fait de l’essentiel. Avec sagacité, il peut à ce moment reconnaître dans le fruit la promesse de l’arbre.

J’ai toujours été reconnaissant à mes maîtres pour le peu qu’il me donnaient. Parfois, ils me donnaient plus mais comme j’avais peu de temps pour tout étudier, je revenais rapidement à l’élémentaire, à la graine que j’examinais avant d’aborder la plante. La plante était pour moi du domaine de l’application, la graine celui de l’étude fondamentale.

Dans mon école de sabre, je reviens à Sassen. Ce fut la réponse à la question que posa Maître Ricard Pous-Cuberes à un maître de 80 ans : « Qu’étudiez-vous chaque jour ? » Le vieux maître de murmurer : « Sassen. »

Me contentant de peu, je suis plein de gratitude. Je n’ai pas besoin de calomnier les maîtres, les enseignants de seconde génération, les intermédiaires multiples. J’ai reçu un peu, un rien, juste le nécessaire. J’ai goûté au « Cela n’étant pas, ceci n’est pas. » Je n’ai pas besoin d’aller jusqu’à la condition suffisante : « Cela étant, ceci est. »

Je crois que le chemin vers la maîtrise passe par le nécessaire. Le chemin du consommateur, ce choix qui n’est pas le mien, réclame le suffisant, la recette miracle, l’imposition de main du maître charismatique. Pour moi, sur mon chemin, rien ne garantit que la leçon soit comprise, entendue, clairement perçue. À celle ou celui qui suit cette voie, il ne reste que le cheminement, l’effort de l’ascension, la possibilité d’une chute. Cependant, si j’agis ainsi, c’est parce que mes maîtres ont parcouru cette manière avant moi et qu’ils ont témoigné qu’elle mène à bon port, et puis parce que je ne suis pas consommateur, que je suis étudiant, que je tends vers les hauteurs.

Je vais vers l’exigence et je fuis la réclame.