Textes

Le dojo, par Nguyen Thanh Thiên

Le dojo est littéralement l’association de 2 idéogrammes chinois 道場 qui signifient 道 « voie » et 場 « maison ». Le dojo est un lieu où les moines bouddhistes se réunissent pour étudier le Butsudo, la Voie de l’Eveil. Kano senseï, le fondateur du Judo Kodokan a nommé son lieu d’entraînement dojo au moment où il réintroduisait la notion de do dans les arts martiaux japonais. Son premier dojo était dans le Temple de Eishoji à Kita Inari-cho, Shitaya en mai 1883. Par la suite, avec moins d’attention aux termes, on a nommé ainsi tous les lieux où l’on pratique les arts martiaux japonais. (…)

LE CHAMP DES ARTS MARTIAUX, LA SCÈNE DU SACRIFICE. Propos croisés sur des formes de rituels dans le monde sino-japonais et dans l’Inde. CHARLES MALAMOUD ET NGUYEN THANH THIÊN

Extrait : « J’ai eu plusieurs fois à répondre à des demandes d’interviews et en
général cela m’ennuie plutôt, a priori, je dois avouer, mais j’ai été très intéressé par votre demande à vous parce que je me suis dit « Tiens ! Bien qu’il existe des arts martiaux en Inde, sous différentes formes, ils ne sont pas aussi caractéristiques de l’Inde qu’ils le sont de la Chine, du Japon ou du Vietnam. S’ils ne sont pas un élément central de la culture indienne, je pense néanmoins que ces combats très réglés et qui suscitent une réflexion très fine sur les ressources non seulement physiques mais mentales dont on dispose, relèvent indubitablement de l’Inde, de la culture indienne. » Texte intégral.

Autobiographie de Kano Jigoro sensei, parue en anglais dans Aikido Journal et traduite par Nguyen Thanh Thiên

Extrait : « La manière d’enseigner de Fukuda est fort différente de la méthode actuelle. Pour donner en exemple, un jour, il me projeta avec une certaine technique. Je me relevais rapidement et lui demandais de me l’expliquer. Il dit alors « Viens ! » et me projeta de nouveau. Intrépide, je me relevais et lui demandais quel était le jeu des jambes et des mains. Il répéta « Viens ! » avec le même résultat. A la troisième fois, il dit : « Tu ne comprendrais pas même si je te donnais l’explication. Tu ne seras en mesure d’exécuter cette technique qu’après l’avoir suffisamment pratiquée. Viens ! » Et il me planta de nouveau. » Texte intégral.

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