Kenjutsu & koryu

Stage Niten - France 2005 Expo_NB
Le kenjutsu (剣術, littéralement « technique du sabre ») est l’art du sabre des samouraï.

Il fait partie des anciens arts martiaux japonais, les bujutsu, créés avant 1868. Le kenjutsu est exclusivement enseigné dans les anciennes écoles, koryu.

« Ki ken taï » ou énergie-sabre-corps, cette maxime énonce l’unité de ces trois concepts ou dimensions. Elle distingue et unit ce qui, en Occident, est séparé, mutuellement exclusif : matière ou esprit, nature ou culture.

Le kenjutsu est l’héritage des samouraïs, leur patrimoine matériel et immatériel.

Notre koryu est membre de la Nihon Kobudo Kyokai et Nguyen Thanh Thiên a été invité à plusieurs reprises à participer à la rencontre annuelle des koryu au temple d’Itsukushima sur l’île sacrée de Miyajima.

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Koryu

En japonais, Koryū 古流, littéralement école ancienne, désigne les écoles d’arts martiaux japonais antérieures, du point de vue de leur fondation, à la restauration Meiji (1866) ou à l’Édit Haitorei (1876), qui interdit le port du sabre.

Le terme de koryu est employé pour désigner une école « traditionnelle ». La raison d’être d’une koryū était la formation du samouraï et la transmission d’un enseignement hérité du fondateur. Aujourd’hui, elle est est de maintenir vivant cet héritage et de le faire évoluer pour répondre aux enjeux de notre temps. Les koryu œuvrent dans 3 directions : la conservation, la recherche et la transmission.

L’élève sincère est appelé à se présenter à la porte d’une koryu. S’il est accepté, il suivra la manière traditionnelle et s’exercera durant de longues années sous l’autorité d’un maître. Dans les arts martiaux anciens, connaître passait impérativement par le keiko, l’exercice, appuyé sur la transmission des anciens maîtres.

Au Japon, un pratiquant d’arts martiaux qui désire intégrer une koryu doit :

  • être conseillé sur la koryū qui lui correspond, avec laquelle il possède des affinités ;
  • trouver les parrains, souvent ses professeurs en Gendai Budo ou des professeurs de ses professeurs, des personnes respectées de la communauté des budo ;
  • par son attitude, sa manière de se présenter, son silence ou ses paroles réservées, s’exprimer comme un débutant dans le kobudo alors même qu’il ou elle peut avoir une expérience de 20 ans de Iai ;
  • recommencer les bases, pour ce même exemple 5 ans de kiri-otoshi quotidien exclusivement. Cette histoire vient d’un maître de Ittō-ryū élève de Sasamori Takemi ;
  • enfin, être accepté et montrer qu’on accepterait tout autant le refus sans que ceci soit vécu comme une injustice mais bien un jugement qui éviterait de faire perdre du temps au maître, à l’école et à l’élève. Un rejet de la candidature devrait entraîner un remerciement du candidat pour la justesse de l’appréciation ;
  • le refus d’une koryu n’entraîne aucunement la fermeture des autres écoles, chacune étant indépendante.

Pour qu’un élève non-japonais ait la compréhension d’une telle démarche, il apparaît à l’usage qu’une expérience préalable dans un Gendai Budo (budo moderne) est une aide précieuse. Cependant, un élève qui comprend l’humilité, le courage et la persévérance, aura toutes ses chances d’entrer dans une koryu.

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Photographie de Bruno De Hogues © 2004