Témoignages d’élève

Apprendre plusieurs fois la même chose

Fils et petit fils d’escrimeur, j’ai eu la chance de pouvoir moi aussi pratiquer ce sport pendant une quinzaine d’années. Dans cette discipline, j’ai appris le respect de l’adversaire, celui de l’histoire de ce sport et donc de l’étiquette liée à sa pratique. []

Quelque chose qui se vit

Quand je parle du Kenjutsu, et de l’école traditionnelle de sabre à laquelle j’appartiens, deux questions reviennent systématiquement : en quoi cela consiste ? pourquoi avoir choisi de pratiquer cet art martial ?

Pour avoir la réponse à la première, le mieux est de se rendre dans un dojo (lieu d’étude) car c’est quelque chose qui dépasse la simple pratique sportive : il s’agit de quelque chose qui se vit.

Comme tout le monde n’as pas forcement l’occasion ou l’envie d’essayer, on peut dire qu’il s’agit d’apprendre un esprit, une attitude et une utilisation du corps à travers des techniques de sabre (pratiquées d’abord seul puis à deux, avec un sabre en bois pour ne pas se blesser). []

Jodo et kenjutsu

Après avoir commencé la pratique du jodo quelques saisons auparavant, j’ai souhaité prolonger et compléter ma recherche en me tournant vers l’étude d’une école ancienne de kenjutsu. Tout en renforçant d’un côté mon implication dans le jodo, j’ai donc débuté cette année l’étude de l’école Niten Ichi Ryu auprès de Philippe Nguyen Senseï.

Bien que très différentes, les deux disciplines sont liées historiquement. Le jodo moderne, une escrime mixte où l’on croise le sabre et le bâton, est issu de l’école Shinto Muso Ryu fondée par Muso Gonnosuke. D’après la tradition, il l’aurait constituée suite à sa défaite lors d’un duel avec Miyamoto Musashi, dans le but de répondre à la technique des deux sabres par laquelle il fut défait. []

Le tranchant du sabre

La première fois que j’ai ouvert les portes d’un dojo de la Hyoho Niten Ichi Ryu, je n’avais aucune connaissance de cette école ni de Miyamoto Musashi, son fondateur. Ma 1ère leçon porta sur la coupe du sabre, non pas la technique de coupe à proprement parler, ni au travers d’un seiho. J’appris la coupe du sabre par le biais de l’attitude et de l’énergie de celui qui allait devenir mon professeur, Nguyen Thanh Thien senseï.

Revenons à ce jour : Je visitais un centre communautaire avec un ami pour faire un autre art martial mais suivant ma curiosité, un étage plus haut, j’ouvre la porte du dojo,. Le professeur s’avance et je demande à assister au cours – dans ce dojo, la pratique est la règle et les visiteurs ne sont autorisés à rester pour regarder -. []

Une seule chance

Dès le premier cours, j’ai appris énormément. Être débutant est une chance qui ne se reproduit jamais deux fois dans une pratique. Chaque effort produit nous éloigne de cet état. Les chemins disponibles au début sont de moins en moins nombreux. Contrairement à l’importance de l’individualisme de notre société d’aujourd’hui, la seule solution envisageable est de tirer le plus grand nombre vers le haut. On progresse donc toujours en s’appuyant sur les connaissances portées par les autres. Je suis certainement aujourd’hui le plus débutant de tous les élèves que je connais et je mesure cette chance que j’ai.

La détermination comme début

Je suis à l’origine venue pratiquer l’Aikido avec vous grace à l’histoire des quatre pattes du tigre. J’ai demandé à suivre les cours de Niten par curiosité et un peu par hasard à l’origine. J’avais pratiqué l’Aikido pendant un an (il y a 12 ans de cela) et du Taichi Chuan pendant deux ans. Mais je ne connaissais pas du tout le Niten et tout se que je connaissais de l’art des samouraïs était le film « les 7 samouraïs »:-).

Je viens maintenant au cours de Niten car j’ai découvert une discipline qui au-delà de l’aspect sportif et martial m’apporte aussi une discipline et philosophie de vie.[]

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