La peau du sabre de Musashi

PAR_3003Photographie de Nguyen Thanh Thiên © 2015

Nous voyons tous une surface qui présente des aspérités, nous percevons une unité qui les lie, une vie qui les aboutit.

Nous pouvons tout autant sentir les millions d’années que cette trame de boursoufflures a traversés. Cette surface est aussi une carapace, une protection résistante et belle. Cette écorce, car c’en est une, résiste au froid comme au mordant du soleil, à la sécheresse comme aux pluies torrentielles. Elle est fine, on peut la peler. On peut en parer des objets. On en oublierait qu’elle est redoutablement efficace.

Nos gestes, ces mouvements qui conduisent la lame du sabre, sont beaux, anciens, redoutables. On les croirait de métal habillés alors qu’ils sont portés par la chair. Derrière cette chair, plus effilé que la lame, se tient notre esprit, un esprit qui a forgé la chair, les muscles et les os. Sabre-esprit-chair, nous œuvrons à cette unité. Le sabre de Musashi appelle cette exigence.

D’autres écoles de sabre sont à nos côtés. Cependant, ma sensibilité va à Musashi. C’est plus qu’un choix, c’est une rencontre. D’autres rencontres existent, la mienne fut avec Musashi.

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