Shin, l’esprit-cœur

PAR_8080Shin, caractère gravée sur la stèle dédiée à Miyamoto Musashi au pied du chateau de Kokura. Photographie de Nguyen Thanh Thien © 2016

Shin, coeur-esprit, est souvent compris comme distinct du corps, du mouvement, de la technique. Il est cependant un avec le seiho bien conduit, bien dirigé, bien observé chez le maître.

Quand je suis en montagne, hors chemin, selon que je sois plein d’énergie ou fatigué, mon itinéraire varie. Quand je suis un chemin de crête ou que je marche dans l’ombre d’un versant, mon cœur varie à son tour. Mes pas suivent mon penchant du moment et mon esprit se nourrit du paysage offert par la piste.

Suivre les pas des maîtres et à travers la voie ouverte, suivre ceux de Musashi lui-même, affinent ma sensibilité et me fait sentir ce que mes prédécesseurs ont perçu. Je m’en trouve tout ému à la fin de l’exercice, comme d’un moment passé devant un chef d’œuvre  de peinture ou à écouter une musique sublime.

La pire critique que j’ai entendue de la bouche de mon maître fut « Robot ». Heureusement, elle ne m’était pas adressée. « Robot » est le refus de l’esprit et du cœur de se laisser toucher par la grâce. Elle est la peur de l’ouverture au moment. Elle est fuite devant l’instant. Elle est séparation du corps et de l’esprit.

Après sei, la sincérité, shin, l’esprit-cœur, vient en seconde position comme un deuxième pas. D’abord la sincérité, puis l’esprit.

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