San Man : Shomen

DSC_9477Shomen, Nito seiho, Nguyen Thanh Thien au Unjo An, France. Photographie de Nguyen Thanh Khiet © 2016

Shomen, la coupe verticale, est un exercice difficile, pour moi plus difficile que Tsuki, l’estoc, ou Yokomen, la taille diagonale. Il exige une liaison entre haut et bas, Terre et Ciel, qui soit d’un seul tenant et pourtant, d’une même fluidité. Ce fut le plus dur des trois exercices. Il exigeait que j’entre d’une seule pièce dans le mouvement, ki-shin-taï souffle-esprit-corps.

J’en suis resté insatisfait. Pour cela, j’y reviens cet hiver.

J’en suis content dans le sens où j’ai fourni l’effort et que j’en suis heureux. Mon corps et mon esprit demeurent des lieux d’où l’énergie peut être produite. Ils sont une source dont je n’ai pas à me détourner pour trouver la force de changer les situations, ils sont les points d’appui sur lesquels je peux faire levier pour modifier la balance des pouvoirs. Les arts martiaux sont cela :

La capacité de modifier ce qui nous est imposé, par nous-mêmes, sans nous quitter, sans nous trahir.

Shomen est la possibilité de séparer ce qui est de ce qui ne l’est pas : favorable, digne, vivant. Il implique un choix permanent, perpétuel. Il réalise notre choix, notre capacité d’opter pour le meilleur.

J’y reviens cet hiver comme pour Yokomen et Tsuki car je reste content et insatisfait.

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