Au niveau de « shu », on ne pose aucune question au maître

DSCF8817L’étape « shu » est incontournable. Stage spécial Musashi Kenkyukaï, 9 octobre 2016. Photographie de Nguyen Thanh Thien © 2016

NGUYEN Thanh Thien : Pourriez-vous nous dire quels sont les critères qui font qu’une école est ou non considérée comme une koryu ?
Maître IWAMI : L’important dans l’art martial traditionnel japonais, « koryu », c’est la façon traditionnelle de faire le « keiko », l’entraînement. Il s’agit du keiko concernant les « katas »; le processus de l’entraînement a été conservé sous la forme de trois niveaux: « shu », « ha », et « ri ». « Shu » signifie la répétition du keiko pour apprendre le kata qui a été transmis depuis des générations. A ce niveau on ne pose aucune question au maître et on doit juste répéter le kata, sans même se laisser tenter par une quelconque réflexion personnelle sur ce kata. Si on continue à apprendre le kata de cette façon, l’individualité qui s’est développée à l’intérieur de la personne va progresser, et même dans la répétition du même kata, on obtiendra la prestance. Après encore beaucoup de keiko, accompagné d’un entraînement spirituel, on arrive à « ri ». A ce niveau, même sans se préoccuper de la forme, on peut exécuter le kata librement, et celui-ci reste parfaitement exécuté. De nos jours, on appelle cela « koryu », pour faire la distinction avec les sports comme le judo ou le kendo, remaniés après la restauration de Meiji.
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