Là-haut

Pratiquer au bord de ce lac est un moment inoubliable. Arrivés avec le lever du jour, un peu avant que le soleil ne passe la crête, nous nous changeons et après un salut empreint de gratitude, envers nos maîtres et envers une nature si majestueuse, nous entamons une matinée d’efforts, d’exigences et d’instants de pure joie.

Pleins de l’esprit du keiko, nous laissons au seuil du seiho les tracas multiples et les fossés qui bornent et qui encadrent notre routine quotidienne. Là-haut, tout au bout de la Vallée des Vents, à l’endroit où naissent les eaux des ruisseaux qu’un lac recueille avant de les jeter vers la plaine, mes élèves affinent les postures. Ils règlent leur souffle. Ils reproduisent l’exemple des maîtres.

Lorsque le keiko est plein de notre attention, il n’y a de place que pour la bienveillance et la gratitude. Il faut monter tôt pour saisir la lumière du keiko, là-haut.

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