Dans le dojo d’Imaï soke

C’est avec émotion que je retrouve dans cette vidéo le dojo d’Imaï soke. Il m’avait invité à venir dans son dojo privé lors de notre seconde rencontre en Europe. J’y ai reçu quelques leçons avec Imaï soke et Iwami senseï.

Sa grande demeure s’élevait au milieu des rizières, un peu à l’écart.

Un grand portail, une ceinture de hauts murs, une cour intérieure, quelques bâtiments, sur la droite, le dojo.  Nous avions pris un thé dans son salon, entourés d’une armure de famille et d’autres antiquités. Puis nous quittions la demeure pour rejoindre le dojo. La porte coulissait, un grand parquet s’étirait jusqu’au tokonoma. Les lattes patinées par les pieds innombrables  racontaient l’histoire du sabre dans le siècle précédent.

Je présentais les seiho devant Imaï soke avec Iwami senseï comme Uchidachi. Je me souviens des pas qui avancent, de la détermination qui est la mienne, de la distance qui me sépare des maîtres et qui, à la fois, m’unit à eux. J’ai conscience que, là où je pose mes pas, les leurs y étaient peu de temps auparavant. Au regard de la tradition du sabre, nos vies sont un court passage. Vite, nous devons avancer et tenir haut le sabre avant de l’abattre. Face au maître, je reçois la marque d’une expérience profonde. Une fois les seiho terminés, nous repartons côte à côte. Je revois Imaï soke, sur le pas de son portail nous disant au revoir.

Ainsi j’ai voyagé au Japon, dans ma koryu, dans les pas de Musashi.

Nguyen Thanh Thien

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