Geste martial et geste sportif, quatrième partie : seiho et assaut

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Sous le regard d’Iwami Soke, Florence L. et Jerôme Roudier engageant un seiho
Nguyen Thanh Thien
© 2013

Les articles de cette série, « Geste martial et geste sportif », correspondent à ma réflexion personnelle sur les arts martiaux. L’analyse que je tente d’y développer n’engage pas notre Sensei ou les autres enseignants de notre école, qui peuvent avoir une vision différente.

A.M.

Les sports de combat fondés sur l’assaut sportif et les arts martiaux traditionnels fondés sur les katas ont en commun la recherche d’un chemin qui permettrait au pratiquant d’approcher au plus près la réalité du combat.

Dans les approches sportives, c’est l’assaut qui est pratiqué. On parle aussi d’assaut libre. Parfois, la notion de combat est abusivement réduite à celle de l’assaut sportif.

L’assaut est encadré par un système de règles, par un ensemble de techniques autorisées et par un équipement spécifique. Dans la pratique de l’assaut, le choix des techniques qui seront engagées est laissé libre.
De nombreux arts martiaux issus d’écoles traditionnelles se sont dotés d’un tel versant sportif, comme par exemple le judo avec le shiai ou le karaté avec le kumite.

Dans les arts martiaux traditionnels, à l’image de notre école, l’étude du combat se fait par l’étude des katas. Dans l’école Hyoho Niten Ichi Ryu, les katas sont nommés seiho. Les seiho permettent d’organiser la confrontation des pratiquants, comme l’assaut dans le monde sportif.

A chaque exécution d’un seiho, la technique qui sera effectuée est convenue entre les deux pratiquants. Le plus ancien annonce la technique en annonçant le nom du seiho. Celui qui reçoit l’attaque devra alors apporter la réponse appropriée.
Au-delà de cette convention initiale qui délimite le périmètre technique de la confrontation, le seiho se veut être au plus près de la réalité du combat.

Dans le seiho, la technique martiale n’est pas altérée. Les coupes sont réalistes. Chaque attaque est effectuée dans le but de chercher à réellement atteindre le partenaire. C’est la maîtrise technique qui permet d’arrêter le sabre à proximité immédiate du point d’impact, si le partenaire n’a pas su apporter la parade requise. Les pratiquants ne disposent d’aucun équipement de protection. Les armes, les bokken, sont conformes à celles qu’utilisaient de nombreux samourais au combat, à l’instar du fondateur de notre école.

Alexis Martin

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