Le pouls

Keiko gymnase - Japon 2005_10Nagaoka sensei et Nguyen Thanh Thiên, keiko au Yokoshiro Taikan, Kokura. Bruno de Hogues © 2005

En toute chose, il y a rythme. Dans le cas particulier du rythme de la tactique, on ne peut l’atteindre sans s’exercer.

Extrait du Gorin no Sho, Miyamoto Musashi

Commentaire : L’oreille est l’organe qui permet de contacter le son du rythme. Dans le combat, le corps entier permet de saisir le mouvement du rythme. A grande distance et à très courte distance, l’oreille perçoit le rythme et à moyenne distance, c’est le rôle des yeux. Je me souviens d’un passage du T’aï Kung où l’on évoquait la possibilité de saisir le qi d’une ville. Je pense qu’il s’agit de la même perception. Un de mes maîtres soulignait que pour projeter une personne, il fallait en comprendre le rythme. Dans nos arts, cette perception revient au corps comme instrument, comme organe unifié de perception. En médecine chinoise, la compréhension du corps et de son état s’établit sur la perception des différents pouls qui sont autant de pulsations, de rythmes. Il faut que le lecteur – et donc le pratiquant – intègre ces paroles dans le contexte conceptuel de la sphère culturelle chinoise.

Nguyen Thanh Thiên

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