Les 7 vertus du samouraï

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Maître Iwami, 11e soke depuis Miyamoto Musashi. Nguyen Thanh Thien © 2013

Il y a environ 800 ans qu’au Japon est apparue la caste des samouraïs, l’équivalent nippon de nos chevaliers européens, des guerriers qui suivaient un code de conduite appelé bushidô, inspiré de bouddhisme et de shintoïsme. Ce code et son interprétation ont évolué au cours des âges mais ces 7 vertus restent pourtant d’actualité.

義 Gi : Droiture
Il faut savoir prendre la décision juste au moment adapté. Gi peut aussi être traduit par « rigueur » et cette qualité est indéniablement liée à notre pratique dans notre école, c’est certainement la plus importante car elle est la condition nécessaire et indispensable à notre progression.

勇 Yû : Courage
La pratique des arts martiaux requiert une bonne dose de courage, il nous faut trouver la volonté d’avancer, de nous heurter à de multiples difficultés, de nous confronter à nos propres erreurs, à les accepter et en tirer un enseignement. Le courage c’est parfois être conscient de ses propres faiblesses.

仁 Jin : Bienveillance
Particulièrement dans notre école, Hyoho Niten Ichi Ryu, nous devons être bienveillants. Lorsque notre sabre s’arrête à quelques centimètres du cou de l’adversaire, c’est sciemment que nous choisissons le chemin de la vie. Comme je l’abordais dans un article précédent, nous abordons un art martial avec un esprit de paix.

礼 Rei : Politesse
Lorsqu’on s’entraîne avec des sabres, la politesse et la courtoisie sont de mise, le respect envers nos aînés et ceux qui les ont précédés est essentiel. Sans cette forme d’étiquette, il ne s’agit plus d’un art martial mais d’un sport de combat, ce que notre école n’est pas.

誠 Makoto : Sincérité
Chacun de nos mouvements lors du keiko se doit d’être sincère, il ne s’agit pas de simuler une frappe au cours d’un combat ritualisé. Quand le keiko débute, nous devons avoir l’intention de couper, de trancher, en y mettant toute notre énergie.

名誉 Meiyô : Honneur
L’honneur se retrouve dans la dignité de notre comportement, chacun de nos gestes est posé, mesuré ; il n’y a pas d’effervescence. La dignité est partie intégrante de la pratique, nous entrons dignement dans un combat, et tout aussi dignement, que l’on soit défait ou victorieux, nous en sortons.

忠義 Chûgi : Loyauté
Le dojo est organisé d’une manière asymétrique, il y a celui qui sait, le sensei, et ceux qui sont ignorants, les élèves. A partir du moment où le sensei montre une direction, l’élève doit la suivre car c’est la meilleure voie à suivre pour progresser. La loyauté implique dans le dojo le respect aux sempais, au sensei, au soke et ses précurseurs. La loyauté envers les kohaïs, débutants, est de bien les enseigner.

Le code du bushidô n’est pas une suite de commandements, il a été créé il y a des siècles pour des guerriers d’un autre âge et d’une autre culture, et nous pouvons retrouver ces sept vertus dans notre pratique moderne au quotidien.

Yanick Porchet

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