Trancher

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Ukenagashi au kodachi dans la vallée du Rioumajou. Photographie d’Angélique Porchet © 2015

Lorsqu’on regarde un film de sabre ou qu’on imagine un combat, on voit souvent les passes d’arme comme une succession d’attaques de parades et de ripostes.
Pourtant, dans notre école, nous n’apprenons pas à parer ou esquiver les coups. Non, un des premiers enseignements que nous recevons c’est de pousser le souffle, d’avoir toujours la volonté d’aller de l’avant. L’œil nous joue des tours car là où nous voyons une esquive quand nous faisons sassen, nous ne faisons que pousser l’énergie en avant, vers la gorge de l’autre. Là où nous voyons une parade quand nous faisons ukenagashi, nous allons là aussi vers l’avant pour lancer une attaque.
Ce qui est important, c’est de garder constante cette envie d’avancer, de mouvoir le corps dans son ensemble avec l’esprit de trancher. Lorsque nous saluons nous tranchons déjà, lorsque nous marchons nous tranchons aussi, notre énergie doit rester vive et réactive du début à la fin du seiho, du début à la fin du keiko.

Yanick Porchet

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