Filer la leçon

4. Le cours commence et se termine par une cérémonie formelle. Il est essentiel d’être à l’heure pour y participer ; mais si vous arrivez en retard, vous devez attendre jusqu’à ce que l’enseignant vous fasse signe de vous joindre au cours. Extrait de notre Reishiki

Un cours est une mise en geste, en récit, en scène d’une leçon. On parle d’un cours comme du cours d’une rivière ou le cours de l’Histoire. Un flux prend son origine à la source, se développe et, après quelques confluences et affluences, parvient à l’embouchure puis se répand le long d’une côte et sur un plateau continental.

Insister sur le début revient à énoncer la continuité, la vitalité dans la succession de toutes ses parties, le développement sur de nouveaux terrains. Arriver à l’heure, suivre chaque partie avec autant d’attention, être assidu, tous ses éléments nous font comprendre qu’on ne peut tronquer un cours sans attenter à la vie de la leçon. Si le début était superflu, les maîtres auraient économisé cette partie depuis longtemps, tant ils sont adeptes de l’économie de moyens.

S’il nous arrive par exception d’être en retard, l’attente d’être invité à pénétrer le dojo est un geste de réparation. Cela signifie bien qu’il y a une blessure dans la compréhension. Il faut alors que deux volontés se manifestent pour qu’un nouvel accord permette à la leçon d’œuvrer à la meilleure compréhension.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s