La fécondité de la dialectique

4. Le cours commence et se termine par une cérémonie formelle. Il est essentiel d’être à l’heure pour y participer ; mais si vous arrivez en retard, vous devez attendre jusqu’à ce que l’enseignant vous fasse signe de vous joindre au cours. Extrait de notre Reishiki

Aujourd’hui, notre société nous protège de la guerre. La violence de rue ne peut pas s’y comparer. La seule guerre que nous connaissions est fantasmée dans les films et les jeux vidéos. A cette heure où nous sommes encouragés à penser autrement, l’attrait pour la cérémonie a disparu ainsi que sa compréhension. Certains aiment les cérémonies solennelles, grandioses ou émouvantes. Je l’aime chaude, vivante et palpitante. La cérémonie n’est pas un jeu polissé, sans risque, sans sang.

Pour comprendre la cérémonie, nous devons nous souvenir qu’elle ouvre au combat et le referme. On peut ne pas en revenir. Elle est une épure, une montée vers le domaine des dieux quand l’aventure au grand large est une descente des dieux dans notre champs d’action. Elle nous hisse vers la compréhension des principes quand la bataille nous oblige à leur application.

La cérémonie exige que nous bataillions pour nous hisser à sa hauteur. La bataille requiert que nous intégrions la cérémonie de sorte que nous ne tombions pas dans la bestialité.

Saisir ce double mouvement nous ouvre l’accès à une progression dialectique féconde. On ne peut rejeter l’un sans amputer l’autre de son expression.

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