Le propre de Musashi

Dès le premier cours, le maître m’a demandé : « Plus d’énergie ! »

Avec mon sabre, je trouvais difficile de reproduire l’énergie du soke. Je poussais de la voix, tentais de mobiliser ma volonté et de la conduire jusqu’à la pointe du sabre, voire vers la gorge de l’autre. Mes yeux devaient témoigner de cette ardeur au combat, mes appuis et toute mon attitude aussi. Je m’exténuais à apprendre le cheminement correct pour guider mon intention vers l’extrémité, vers l’objet, vers l’adversaire.

Il me fallait donner du tranchant à une pièce de bois, le bokken. Ce tranchant, je tentais de le communiquer à tous les éléments dont je disposais dans l’exercice demandé, le seiho. Je trouvais un appui dans l’exemple du soke, dans la présence de Musashi, dans le soutien de mon vis-à-vis.

Dès le premier jour, mon maître m’a situé devant l’aspect essentiel de notre koryu, à savoir l’énergie de Musashi. Le novice pense aborder la technique quand le maître le corrige et l’oriente vers le propre de Musashi, son sens aigu du sabre.

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