Keiko, le champ de la question

Hier, un ami m’a posé la question suivante : « Pourquoi pratiquer le bokken, le kodachi, le nito et le bo ? »

Je lui ai répondu qu’il fallait apprendre un usage du corps qui soit identique quelque soit l’instrument utilisé, qu’une même manière traverse la Voie du Sabre de Musashi, que cet usage du corps répond à une tournure d’esprit qui est celle de Musashi.

S’il avait été élève, je lui aurais répondu : « Ne fais pas l’économie du keiko. » Si on pouvait répondre à sa question, en tant que voyageur sur le Hyoho, le keiko ne serait plus nécessaire. La conversation serait suffisante.

Il ne s’agit pas de penser le sabre ou l’art du sabre. Il revient au pratiquant de suivre le sabre qui pense, d’emprunter la Voie qui conçoit, de coller au pas qui dessine le chemin ou le cheminement.

Le Zen a introduit en Europe la notion du silence qui accouche d’une philosophie par le moyen du Zazen. Le Budo introduit à l’acte silencieux qui conçoit un accès, un discernement et un regard qui atteignent au cœur.

Ne faisons pas l’économie du keiko.

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