Samouraï et kshatriya : leçons du Japon, études indiennes. Les textes.

 

Leçons du Japon

Musashi est la grande figure du samouraï  dont l’immense popularité a retenu l’invincibilité et la technique des deux sabres. Pour son 11e successeur et Grand-Maître de la Hyoho Niten Ichi Ryu, Iwami soke, Musashi est remarquable pour avoir tourné sa maîtrise du sabre vers les arts et la cité.

Ses successeurs ouvrent aujourd’hui leur enseignement à tous ceux qui désirent suivre le chemin du sabre fait d’exigence et d’humanité.

Les images des maîtres japonais ont été prises ici-même à l’Espace Daniel-Sorano le 25 mars 2011. Elles illustrent l’esprit et la pratique de cette école traditionnelle japonaise, vieille de 4 siècles.

Elles témoignent de la volonté de partager avec le Monde entier le « cœur des Japonais », le Yamato Damashi.

Nguyen Thanh Thiên, élève du maître Iwami, a souhaité exposer ces images afin de mieux faire connaître cette tradition antique et son actualisation, sa présence aujourd’hui, son actualité.

Etudes indiennes

Nguyen Thanh Thiên s’est intéressé au guerrier au temps de l’Inde ancienne, le khsatriya, auprès de Charles Malamoud, linguiste de formation et spécialiste de l’Inde védique.

L’ambition est de dégager la réflexion des indiens sur le guerrier, ses buts et ses moyens tels qu’ils sont décrits dans les textes sacrés de l’Inde. La pensée indienne a élaboré ses représentations du monde autour du rite sacrificiel. C’est à partir du geste rituel que Nguyen Thanh Thiên, grâce à l’expertise de Charles Malamoud, a découvert l’Inde védique et sa propre Voie du guerrier.

Son intérêt a été tourné également vers l’Inde ancienne. Celle qui a dessiné une carte du monde, voire une carte des mondes, encore étudiée plus de 3000 ans après la première esquisse. En cela, il poursuit l’intérêt des maîtres extrême-orientaux pour leurs devanciers.

Les échanges dont témoignent ces photographies sont le préambule d’un ouvrage à venir.

Les photographies de Charles Malamoud par Antonin Borgeaud ont capté avec sensibilité et justesse ces moments chargés d’énergie et  de générosité. Elles ont été prises en mai 2012.

Une exposition

Mon objectif est d’implanter des arts martiaux nouveaux en France avec l’aide des maîtres et de mes élèves.

Les arts martiaux ouvrent une porte qui permet « d’entrer, de se maintenir et de sortir du conflit ». Ils clarifient ce qui est du domaine du la guerre et du champ de la paix. Ils distinguent le militaire du civil.

Ils commencent par la maîtrise de la forme et du souffle.

Dans le face à face avec notre ennemi ou adversaire, nous devons produire le meilleur de nous-mêmes pour espérer survivre ne serait-ce que symboliquement. Gagner devient alors une renonciation à une mise à mort ; plus encore, il est une volonté de préserver la vie de l’autre. Gagner n’est pas une exaltation de soi au dépens du vaincu, il est le début d’un projet commun, une coexistence de volontés irréductibles, une mise à vie.

Parvenir à sortir du conflit sans renonciation nécessite des années à discipliner son corps, ses sentiments et ses pensées. On ne peut se contenter de lire et comprendre. Les arts martiaux tels que je les comprends, ceux dont nous héritons des maîtres passés, proposent concrètement d’« entrer dans le conflit, de s’y maintenir et d’en sortir » en préservant l’essentiel, hier l’homme et aujourd’hui l’humain. Si tous peuvent commencer leur étude, peu nombreux sont les élèves qui, depuis le fondateur de chaque école de sabre, ont su  goûter à l’enseignement dans toute son étendue et sa profondeur. La maîtrise exige son pesant de sueur et de peine.

Chemin faisant, l’effort des pratiquants ouvre l’accès à une sincérité plus grande tant physique que mentale. Face à l’autre, face à soi, « je » peut dire « je » plus profondément. Musashi avait choisi pour devise « Cœur sincère, voie droite ».

De mes conversations avec Charles Malamoud, j’ai gardé que l’Inde védique pousse au mouvement, que le guerrier védique, le kshatriya, doit « contrôler et s’étendre », que le village est étymologiquement « une troupe en mouvement ». J’ai pu grâce à lui entrevoir une perspective plus profonde de ces arts que connût l’Inde ancienne et que partagent maîtres japonais et élèves français.

Le Japon nous transmet un exemple de guerrier et l’Inde védique une réflexion sur le guerrier. L’exemple et la réflexion nourrissent ces enseignements en mouvement.

Les photographies de cette exposition présentent cette pratique et ces enseignements. Elles ont été prises par Antonin Borgeaud.

Kenjutsu

Le kenjutsu (剣術, littéralement « technique du sabre ») est l’art du sabre des samouraï.

Il fait partie des anciens arts martiaux japonais, les bujutsu, créés avant 1868. Le kenjutsu est seulement enseigné dans les anciennes écoles, koryu, à l’exclusion des formes modernes, créées après 1868. Il ne peut être appris qu’auprès du soke (Grand Maître) ou d’enseignants ayant reçu l’autorisation de ce dernier, directement ou indirectement pour les écoles plus répandues. Cette condition de transmission en limite la diffusion mais garantit son authenticité.

Hyoho Niten Ichi Ryu

Hyôhô Niten Ichi Ryu est une école traditionnelle de sabre. Elles sont aussi appelées koryu, écoles anciennes. Elles enseignent les kobudo, voies martiales anciennes. Le mode de transmission au sein de ces cercles exige la passation de maître à disciple, les élèves y sont alors peu nombreux. Le Grand-Maître de la 11e génération est Iwami soke.

Hyôhô Niten Ichi Ryu a été créée au début du 17ème siècle par MIYAMOTO Musashi.

Les élèves y étudient les « techniques » seiho :

Itto : mouvements avec sabre seul
Nito : mouvements avec deux sabres
Kodachi : mouvements avec petit sabre
Bo : long bâton

Ces techniques exigent une disposition d’esprit qui soit saine pour le pratiquant, pour l’école et pour la société.

Miyamoto Musashi

Miyamoto Musashi est un des grands personnages historiques du Japon. Il naquit au 17ème siècle et il est connu aujourd’hui à double titre : il établit sa renommée en gagnant une soixantaine de combats et défit un éminent samouraï, Sasaki Kojiro ; il est l’auteur du plus grand ouvrage de stratégie japonaise, le Traité des Cinq Roues, ou Gorin no Sho. Il est exceptionnel sur plusieurs plans.

Miyamoto Musashi acquit ses connaissances en voyageant (à partir de 18 ans) à travers le Japon et, à l’occasion de duels mortels, il mesura et recueillit les enseignements des autres écoles. Il finit par s’établir dans le sud du Japon dans l’île de Kyûshû notamment à Kumamoto et à Kokura. Son fils adoptif Iori devint un des vassaux du seigneur Hosokawa de Kokura et sa descendance perdure toujours dans l’île. C’est ainsi que l’école Hyôhô Niten Ichi Ryu est aujourd’hui implantée à Kokura et y est représentée par Maître Iwami Toshio.

Miyamoto Musashi est un des rares à avoir laissé derrière lui une œuvre écrite : Le miroir de la voie de la stratégie, Hyôdôkyô, en 1605 à l’âge de 21 ans ; Trente cinq instructions sur la stratégie, Hyôhô sanjû-go-kajô, en 1641 à 57 ans et les Écrits sur les cinq éléments, Gorin no Sho, en 1645 à 61 ans.

Miyamoto Musashi nous enjoint d’étudier. Son esprit et son enseignement peuvent être saisis grâce à une lignée d’hommes, de maîtres, d’assistants et de pratiquants, qui a traversé 4 siècles pour faire vivre et prospérer un tel enseignement aujourd’hui.

Charles Malamoud

Charles Malamoud est linguiste de formation et spécialisé dans l’Inde ancienne.

Il  est Directeur d’études honoraire à la Section des Sciences Religieuses de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, EPHE.

Son œuvre et son enseignement intéressent au-delà des indianistes et a nourri le travail d’historiens, d’anthropologues, de psychanalystes …

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont :

  • Cuire le monde, Rite et pensée dans l’Inde ancienne (La Découverte, 1989)
  • Le jumeau solaire, (Seuil, 2002)
  • Féminité de la parole. Etudes sur l’Inde ancienne (Albin Michel, 2005)
  • Corps des dieux (avec J-P. Vernant, Gallimard, 2003)
  • La danse des pierres (Seuil, 2005)
  • Le sacrifice dans l’Inde ancienne (avec Madeleine Biardeau, PUF, 1976)].

Nguyen Thanh Thiên

Nguyen Thanh Thiên enseigne à Vincennes ainsi que dans plusieurs dojos en France.

Né  en 1962 au Vietnam de parents anglais et vietnamien, il arrive en France où il découvre les arts martiaux en 1970. Après un parcours universitaire, il opte dès 1985 pour une vie consacré aux arts martiaux. Il a voyagé au Japon pour étudier le sabre dans une école traditionnelle, la Hyoho Niten Ichi Ryu. Il a suivi l’enseignement des maîtres Noro Masamichi et actuellement de Maruyama Koretoshi. Maruyama Koretoshi lui a décerné le 7e dan Aïkido Yuishinkaï. Il a été l’élève de Wang Yang et de Wang Bo en Tai Chi Chuan de style Chen.

Il a écrit des articles sur les arts martiaux et sur la pensée extrême-orientale. Pour ceux-ci, il a collaboré avec M. Kamenarovic, avec Yoko Orimo, Me Wang Bo et Me Iwami.

Il est l’organisateur de cette exposition.

Commmentaires accompagnant les photographies

 » Nous pensons que nous devons utiliser nos sabres au moyen de notre esprit, en dirigeant notre esprit. Ainsi, nous ne pouvons faire un usage approprié des sabres qu’à partir du moment où notre esprit a été justifié. Avant toutes choses et selon ce qui vient d’être énoncé, nous devons étudier et entraîner nos pensées et notre esprit. Ces raisons expliquent que nous devons pratiquer sur de longues périodes de temps.  » Iwami Toshio Harukatsu soke, 11e successeur de Miyamoto Musashi »

Pour notre style, Musashi pensait que nous devions entraîner nos deux bras de sorte que nous puissions les mouvoir avec liberté. S’il n’était pas possible de tuer facilement nos adversaires en tenant le sabre avec une seule main, alors nous devions utiliser le sabre avec nos deux mains comme on le voit dans le Kendo. Ceci constitue une pensée très rationnelle.   » Iwami Toshio Harukatsu soke, 11e successeur de Miyamoto Musashi, Hyoho Niten Ichi Ryu

 » Le seiho commence par un salut. Nous apprenons l’étiquette que Musashi avait recueillie auprès du Daïmyo Ogasawara dont il était l’ami. L’école Ogasawara enseignait un usage de cour et fut adapté pour adoucir les moeurs des samouraïs. Ce salut est différent de ce que l’on connaît au Judo ou à l’Aïkido, de même pour se lever et s’asseoir. La courtoisie se loge au sein de la technique. Le tranchant tient dans la justesse des comportements.  » Nguyen Thanh Thiên, élève des maîtres Imaï soke et de Iwami soke, responsable pour la France

 » Une vie de pratique m’a permis de saisir la différence entre la technique (jutsu) et la Voie (do). Le ken-jutsu (technique du sabre) nous apprend comment pratiquer, comment combattre. Il ne s’agit pas seulement de mouvements ou de stratégie, mais aussi de l’attitude mentale, de l’implication de la réflexion et du cœur dans l’action. Bien que j’aie débuté très jeune, vers douze-treize ans, l’étude du kendo, je dois avouer que je n’en ai réalisé l’esprit que fort tard, à soixante-dix ans ! Avant cela, je bataillais avec fougue remportant des victoires qui me laissaient dans un état d’épuisement. Lorsque la compréhension se fit en moi, ma perception de l’adversaire changea complètement: je ne ressentais plus désormais sa force, sa taille, son poids ou sa jeunesse, il n’y avait plus d’opposition, seulement une sensation de légèreté… La véritable “ Voie (do) de l’épée (ken) ” n’est pas une technique de combat mais un moyen d’unification avec les hommes et la divinité. C’est une pratique spirituelle, une voie de l’humanité.  » Imai Nobuyuki soke, 10e successeur de Miyamoto Musashi, Hyoho Niten Ichi Ryu. Propos recueillis par José Carmona

Technique : Hidari Waki Gamae
Shidachi : Iwami soke
Uchidachi : Kajiya senseï

 » Les pensées de Musashi, telles qu’elles sont exprimées dans le Gorin no sho*, sont des réflexions qui concernent non seulement les Japonais mais également tous les peuples sur la surface de la planète. Ainsi, nous pourrions dire que Musashi et ses idées restent vivants dans nos esprits.   » Iwami Toshio Harukatsu soke, 11e successeur de Miyamoto Musashi

Technique : Hasso Shomen
Uchidachi : Iwami soke

*Gorin no Sho ou Traité des Cinq Roues : œuvre majeure de l’art du sabre et traité de stratégie, étudié comme un classique au même titre que « L’art de la Guerre » de Sun Zi ou « De la Guerre » de Clausewitz.

 

 » Le maître est l’aiguille, l’élève est le fil. Cela signifie que les élèves doivent suivre les maîtres comme le fil suit l’aiguille. En retour, les maîtres transmettent les capacités et l’esprit du sabre en l’adaptant au mental de chaque élève.  » Iwami Toshio Harukatsu soke, 11e successeur de Miyamoto Musashi

Technique : Kazuki
Shidachi : Nguyen Thanh Thiên
Uchidachi : Iwami soke

 » Les maîtres savent être émus devant les efforts de l’élève. La Hyoho Niten Ichi Ryu entretient avec ses membres une relation détendue, sans familiarité. L’effort, la sueur et la courtoisie ouvrent les portes à la considération mutuelle. Lors de mes voyages, j’ai découvert des pratiquants japonais attentifs et dévoués et lors des stages en Europe, nombre de pratiquants européens se révèlent studieux et fraternels. Au cœur des seiho (exercices codifiés) réside la férocité dans l’ardeur au combat, que Musashi nous appelle à maîtriser. Traversant tous les enseignements, Musashi se résume ainsi : « Seishin Chokkodo ». « Cœur sincère, Voie droite ».  » Nguyen Thanh Thiên, élève des maîtres Imai soke et de Iwami soke, responsable pour la France

Technique : Haritsuke
Shidachi : Nguyen Thanh Thiên
Uchidachi : Iwami soke

 » Au premier voyage, je débutais dans l’art du sabre de Musashi. Bien sûr, j’avais pratiqué le sabre depuis de nombreuses années mais cela n’a rien à voir avec ce que j’entreprends maintenant. A travers les katas que l’on nomme dans cette discipline seiho, « conduite du souffle-énergie », je ressens l’énergie du fondateur de l’école et rencontre sa volonté de transmettre. Iwami soke dira : « Pratiquer Niten pour rencontrer Musashi ».   » Nguyen Thanh Thiên, élève des maîtres Imai soke et de Iwami soke, responsable pour le France

Technique : Kazuki
Shidachi : Nguyen Thanh Thiên
Uchidachi : Iwami soke

 

 » Ikioï ! Pousser le souffle, le ki !   » Iwami Toshio Harukatsu soke, 11e successeur de Miyamoto Musashi

Technique : Migi Waki Gamae
Shidachi : Iwami soke

 » Le soke (Grand-Maître) doit montrer et prouver qu’il possède le mental et la pratique propre à la Hyoho Niten Ichi Ryu. » Iwami Toshio Harukatsu soke, 11e successeur de Miyamoto Musashi

Technique : Hidari Waki Gamae
Shidachi : Iwami soke

« Ne pas reculer pour de fausses croyances »

Extrait du Dokkodo, La Voie à suivre seul, titre d’un ouvrage de Musashi

Technique : Hidari Waki Gamae
Shidachi : Iwami soke

« Telle est la Voie des Budo, les Voies martiales : n’accepter de connaître que par la pratique, aller voir pour soi-même et par soi-même. Il faut voir dans le dojo le soke (Grand Maître) « montrer et prouver qu’il possède le mental et la pratique propres à la Hyoho Niten Ichi Ryu. » Nguyen Thanh Thiên, élève de Imaï soke et de Iwami soke, responsable pour la France

Technique : Hidari Waki Gamae
Shidachi : Iwami soke
Uchidachi : Kajiya senseï

 

Peinture de Musashi

« Cette estampe montre l’attitude que Musashi recherchait dans l’art du sabre et dans son enseignement : regard embrassant le tout et le détail,  verticalité de l’axe entre la Terre et le Ciel, adaptabilité de la posture, confiance du pratiquant dans son perfectionnement qui transparaît dans la figure de la chenille, choix de l’embranchement du vivant … » Nguyen Thanh Thiên

Travailler avec Charles Malamoud m’a intéressé parce qu’il présentait à l’évidence une expertise d’un monde auquel se réfèrent les maîtres extrême-orientaux, l’Inde ancienne et particulièrement védique. Pourtant, ce qui a été pour moi un sujet important de réflexion fut et est encore la manière d’accueillir la question et le questionneur. Nous voyons ici Charles Malamoud partageant une légèreté d’atmosphère puis passer à un regard incisif. Le pratiquant d’art martial se doit de rechercher à la fois la douceur de l’accueil et le tranchant de la réponse.

La France m’a offert une éducation et j’ai pu y rencontrer des maîtres et des savants. J’y ai connu la paix et l’étude tant au dojo qu’à la bibliothèque. Je peux dire qu’en temps de paix,  on n’abat pas les arbres et les aînés transmettent leurs savoirs et leurs expériences. Les arts martiaux commencent par le salut et finissent par le salut. En termes védiques, on contracte une dette et on s’en acquitte.

L’art martial nous confronte au voyage le plus lointain et nous pousse vers celui qui nous est radicalement opposé, l’ennemi. Il énonce le problème : comment rencontrer la présence qui s’oppose à notre présence ? Comment établir une articulation au lieu d’une réduction ou d’une destruction de l’Autre ? Affronter pour être confronté au lointain radical, puis apprendre à conjuguer les présences.

Mes voyages m’ont poussé vers le Japon. « Viens voir nos montagnes, nos forêts et nos rivières. Pour comprendre. » J’y suis allé. Pour étudier sans jamais renoncer à comprendre.

Mes réflexions m’ont poussé vers l’Inde védique. Des conversations et des lectures, j’ai dé-livré quelques leçons pour les vivre dans le dojo, rompant leur exil de papier et terminant le mien : les leçons que j’y ai perçues sont vivantes, elles doivent être vécues pour être un jour comprises.

Technique : Hasso au baton, jo, Aïkido Yuishinkaï
Tori : Nguyen Thanh Thiên
Lieu : Jardin Albert Kahn, Paris
Il a neigé la veille au soir. Quelques plaques s’accrochent au toit de chaume et sur le feuillage. Dans ces conditions, j’apprends à pratiquer avec chaleur. Au Japon, les dojos traditionnels ne sont pas chauffés et il faut vraiment produire une chaleur intense. La difficulté accroît le beau et distingue le vrai.

Technique : Jodan Nito
Lieu : Jardin Albert Kahn, Paris

« Ne pas maîtriser la forme correcte, ne pas deviner le propos, passer l’émotion esthétique, cela est une voie obscure.

La voie claire est de connaître la forme, de saisir l’intention et d’inspirer le sentiment du beau. » Un enseignement du sabre

Au sol, la neige se confond avec les pétales de cerisier du Japon, Sakura.

Jardin Albert Kahn, Paris

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s