Tora Tora

JKouid002Photographie de Nguyen Thanh Thiên © 2017

Je me souviens. Il est important de se souvenir car le souvenir ancre notre présence, notre actualité, dans une terre noire, riche, féconde, celle des espoirs conçus par des générations passées, par des esprits ambitieux pour leurs prochains, généreux pour leurs mioches. Je me souviens car je suis porté par mes maîtres au-delà de mes espérances.

Je me souviens de la première fois que j’ai vu une carte des fonds marins. Stupéfait, je découvrais que, sous une surface faite d’écumes et d’agitation, courent des bras puissants qui bousculent les océans d’un pôle à l’autre. Depuis, je regarde ce qui ne s’offre pas à la simple vue et qui pourtant nous écartèle et nous chavire, nous jette les uns vers les autres et nous pousse loin du soi et de l’autre.

Ce qu’on nomme technique, je l’entrevois comme une marée qui se lève à la rencontre de l’adversaire. Un flux, un élan, un souffle, que dis-je un vent !

Il faut avoir vu mes maîtres se jeter l’un vers l’autre, entiers, tranchants et pourtant pleins d’attention.

 

Mener jusqu’au bout

ALance003 Au début, le kiaï est vocalisé comme un entraînement vers un  niveau plus élevé. Gala des Arts martiaux, Saint-Brice sous Forêt, Photographie Nguyen Thanh Khiet © 2016

J’aurais une question. Dans les katas que j’ai travaillé en karaté ou en kobudo, on a les « kiai » qui sont codifiés, on doit le faire à un endroit précis du kata. Qu’en est-il au Hyoho Niten Ichi Ryu, est-ce que le kiai est libre ? Ou est-ce qu’il n’y en a uniquement au moment où on annonce le kata ?

 

L’énergie doit être exprimée constamment. Au début, elle peut être exprimée de manière audible. À un niveau plus avancé, elle n’est pas vocalisée. Cependant, elle est toujours présente. Ce qui m’a le plus surpris, est la constance de son flux. Comme la lame coupe sur toute sa longueur, même si certaines parties sont privilégiées, le souffle est maintenu sans fléchir, le regard est brûlant d’ardeur de manière constante. Il n’y a pas à s’exciter sur le moment de la coupe. La coupe a lieu dès le 1er instant, dès le salut, dès qu’il y a présence.

Je l’ai étudiée chez Imaï soke et chez Iwami soke.

Cependant, le flux est maintenu sans faiblesse. S’il s’adapte, il ne recule jamais. Il faut étudier cela dans le dojo.

Le flux est dès le début et jusqu’au bout, de bout en bout.

Stage kenjutsu 21 mai : préparation

DSC_9686Le stage mensuel nous fait pénétrer en profondeur dans l’exploration des formes et de l’énergie. Photographie Nguyen Thanh Khiet © 2016

Date : 21 mai 2017
Horaire : 15h30-19h30
Lieu : COSEC 29 rue des 2 piliers
95350 Saint-Brice-sous-Forêt
Page du dojo

Bulletin d’inscription ci-dessous (obligatoire)

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5e conférence : Le maître comme miroir

portraitNTTPhotographie de Suzuki Nagisa © 2017

Date : 11/05/2017

Horaire : 20h30-22h

Lieu : Maison des Association 5bis rue de la Forêt 95 350 Saint-Brice sous Forêt

E-mail : nguyenthanhthien@hotmail.fr

Téléphone : 09 54 58 25 39 / 06 61 25 71 64

La conférence dure 1h et sera suivie d’une 1/2 heure d’échanges. Il s’agit du 5e volet d’un cycle de conférence.

Présent

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Un enseignement se vit au présent. Il faut plonger entier dans ce présent, sans arrière-pensée, sans tracas du futur. J’entends « hier », « demain » mais peu « présent ». Je vois cette leçon passée et je prends mon bokken. Alors le présent s’intalle, plein de la leçon qui s’accomplit.